Interview : Kabaka


Jeune DJ et producteur de la région parisienne, Kabaka s’est rapidement fait connaître grâce à un edit afro-house qui a émoustillé les tympans de nombreux internautes. Depuis, les projets se sont vite multipliés pour Kabaka, et ses inspirations musicales, elles, se sont diversifiées. À l’occasion du DJ-set qu’il fera en début d’après-midi le samedi 17 juin, à l’événement Auditorium #2 organisé par le collectif BPMood (et pour lequel nous faisons gagner des places à la fin de l’article), nous lui avons passé un coup de fil pour lui extorquer quelques mots. L’artiste jouera sur la scène Afro-Tribal (l’autre scène, c’est techno), mais comme il nous l’a fait comprendre, la musique afro il l’aime mais ne s’y est pas marié ! Explications.

Quels ont été tes premiers contacts avec la musique électronique ? Comment es-tu entré dans cet univers musical ?

Ça a commencé quand j’étais au lycée, y a environ 5 ans. J’avais un pote qui faisait de la prod, et il mixait aussi à côté. Souvent il faisait des soirées, et moi bah je kiffais c’était… bizarre, comment dire, c’était de la musique que j’avais déjà entendu auparavant mais c’était pas… c’était différent quoi, un délire un peu underground, il mixait de l’electro, de la techno… Et moi quand j’ai commencé a digger sur Youtube et tout, je tombais plutôt sur de la house, de la deep house… et j’ai vraiment kiffé.

Du coup t’as commencé à t’y mettre toi-même ?

Bah ça a mis un peu de temps. Mon pote faisait de la prod et du mix sur son PC avec FL Studio. Moi c’est la prod qui m’a vraiment intéressé du coup j’ai téléchargé FL Studio et j’ai vraiment commencer en essayant de faire de la prod et (rire) c’était un peu bidon ce que je faisais… enfin, je trouvais ça marrant tu vois.

Comment es-tu entré en contact avec la team de Boukan Records ?

C’était il y a un peu plus d’un an, je les ai croisé à une soirée Boiler Room à la Rotonde. Je me souviens il y avait beaucoup de queue, on n’était pas sûr de rentrer. C’est là que j’ai croisé Bamao Yendé, que vous avez interviewé d’ailleurs, un pote à moi le connaissait du coup il nous a fait rentrer. Il était avec d’autres gars de Boukan Records et on a passé la soirée ensemble. Le lendemain on s’est ajouté sur Facebook et par la suite, en discutant, il m’a dit un peu ce qu’il faisait, et moi je lui ai dis ce que je faisais, et voilà, ça a “matché” et je les ai rejoins.

Des sorties prévues chez Boukan Records d’ailleurs ?

Bah ouais carrément ! (Rires.) À vrai dire c’est prévu depuis six mois même, mais c’est moi qui suis trop lent, j’ai un mauvais rythme de production, je cumule trop de projets au point que ça devient compliqué d’arriver à finir quoi que ce soit…

T’as publié quelques-unes de tes productions sur une chaîne Youtube, dont un édit house de “Saa Magni” d’Oumou Sangaré qui a eu pas mal de succès, c’était le premier morceau que tu publiais c’est ça ?

Ouais exact, c’est mon premier edit, c’était il y a un an environ, en mars 2016. La petite anecdote à propos de cet edit en fait, c’est marrant, mais c’est pas du tout ce que je comptais faire au départ. En fait j’aimais bien le son de base tu vois, du coup j’ai voulu le rendre en mode house. C’est ce que j’ai fait, mais au bout d’un moment ça m’a saoulé, je me suis dit flemme de continuer à perdre du temps sur cet edit et je l’ai publié sur Youtube, mais sans mon blaze, en mode “incognito”, juste pour voir.

Ensuite je l’ai partagé sur un groupe Facebook et là j’ai pété un cable parce que les gens ils étaient en mode “Ouah c’est qui qu’a fait ça ? C’est trop bien ! » Et du coup là, j’ai mis mon blaze. Je vois que ça a bien marché alors que c’est pas trop ce que je comptais au départ. Mais avant j’étais inconnu quoi, là je suis pas vraiment connu non plus mais ca m’a ouvert pleins de portes.

En même temps cet edit de “Saa Magni” d’Oumou Sangaré t’avait aussi un peu donné une étiquette d’artiste afro-house tu m’avais dit, alors que c’est pas vraiment comment cela que tu te définirais aujourd’hui, c’est ça ?

Bah ouais… En fait l’afro-house au début c’était un peu ce que je voulais faire, j’aimais beaucoup ça, mais j’ai pas envie de me consacrer qu’à ça. Ça dépend, j’ai des périodes plutôt deep house et puis après ca va me saouler, je vais faire de la techno… Je ne préfère pas avoir d’étiquette du tout. La raison pour laquelle j’ai cette étiquette afro-house, c’est parce que j’ai presque pas sorti d’autres sons depuis, et que coup les gens continuent de se référer à cet édit que j’ai fait il y a un an. Après je ne crache pas sur l’afro-house hein, certainement que je vais refaire des sons dans le même délire et tout, mais en ce moment pour le coup je suis plutôt en mode deep house.

Tu mixes samedi à l’événement Auditorium #2 du collectif BPMood qui a lieu de midi à minuit. Tu nous prépares quoi pour ton set ?

Je mixe vers le début de la soirée, j’ai fais une petite selecta avec des sons un peu afro, caribéens, tribaux… Il y a des trucs qui sortent un peu de la musique électronique, des tracks africaines, un peu en mode musique traditionnelle mais avec un groove et tout, et je pense que ça peut être marrant de voir ce que ça donne.

Kabaka mixera encore une fois de la musique afro à Auditorium #2, même si sa palette musicale s’est sacrément élargie. On vous fait d’ailleurs gagner des places, envoyez-nous un mail à participez@lacarteson.fr (nom + prénom + soirée en objet) ! Si l’on ne vous répond pas, c’est que vous n’avez pas gagné le jeu-concours. 

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