ATOM, le festival intimiste qui va secouer l’Aude

À Payra sur l’Hers, à une heure de Toulouse, le dernier week-end de juin sera l’occasion d’une fusion en pleine nature. Dans le « laboratoire sonore » de l’Astrolab, on manipule les atomes sans prendre de gants. Pour la première édition du festival éponyme, l’association qui promeut les arts numériques et électroniques parie sur de nombreux artisans des scènes musicales contemporaines, de la pop synthétique, à la trance, en passant par le rap et la trap.  

Les 29, 30 juin et 1er juillet, une cinquantaine d’artistes se relaieront jour et nuit sur trois scènes. La principale, La Chevelure de Bérénice, aura pour rôle de faire danser sur des variations deep house, techno, downtempo et trance. Sous un chapiteau bleu-électrique, Le Chapeau Perdu sera l’espace dédié à l’amour, celui digne d’une cérémonie de gospel, avec des rythmes funk, disco et house. Le troisième espace, La Lisière, sera l’ère de repos entre deux danses endiablées. Entre les armes de ce chill-out, passeront des performances de cirque ou de théâtre. Les scénographies et animations des différents espaces seront notamment assurées par les équipes de Raeve Lucide et du Collectif Ascidiacea, que nous avons reçu fin mai pour notre troisième table-ronde, consacrée aux arts visuels dans le monde de la fête.

Au milieu de tout ce remue-ménage, un village de passionnés d’art et d’artisanat sortira de terre pour proposer sur ses étalages des inventions autour des musiques électroniques. Comme pour la restauration sur place, il faudra compter sur des produits résolument locaux. En revanche, coté programmation, ça vient de partout jouer à ATOM. À commencer par Demord Enregistrement, le label parisien complètement barré, qui sort des EP impossibles à placer sur le grand échiquier des genres musicaux. Dans leur compilation Bruine Persistante, sortie il y deux mois, Raymond D. Barre  lâchait le titre Julien-106, dans la veine de ses productions aux accents synthétiques, rapides et entêtants. Il sera lui aussi de la partie fin juin.

Le duo AMOK, mettra de côté ses pulsions de morts pour une techno aux pulsations seyantes. Ektoplast, la moitié d’AMOK, fait partie des sept artistes de l’association. Il jouera aussi en solo, une deep-house lancinante.

Cikkun et ses compositions ambiantes, post-apocalyptiques presque, à la rythmique inspirée des meilleurs maxis hip-hop. Les amateurs pourront d’ailleurs compter sur EDAMS, beatmaker toulousain qui jouera à domicile… ou presque. Parmi les autres artistes programmés, il y aura du ça passe, ou ça casse. Comme Golden Q, une musique complètement folle, comme un Philippe Katherine imbibé de poppers, qui méritera un détour au moins pour se faire une idée de ce que ça peut donner sur scène. Ou encore les musiques tziganes de Kham Kalo. Plus classique pour les clubbers, Saw Deep, qui viendra de Marseille pour distiller sa techno efficace et profonde.

Des ambiances très diverses pour une fusion des genres et des gens — on l’espère en tout cas. ATOM festival privilégie pour cela une petite jauge, avec seulement 650 billets disponibles. Pas de quoi inquiéter la petite commune de 11 000 habitants, mais la clef pour trois jours en toute intimité. Les prix sont aussi très petits, avec un pass pour trois jours de 25 à 35€ avec camping gratuit. Alors que l’été sera encore balbutiant le dernier week-end de juin, direction l’Occitanie pour lancer la saison des festivals.

– T.G.

Plus d’informations sur l’événement Facebook juste ici.

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