Le Pod’carte 020 : Marai

Qui es-tu Marai ? On a ouïe dire que tu avais enflammé pas mal de dancefloors récemment, et pourtant, tu restes dans l’ombre.

En fait Marai synthétise pas mal d’influences mais globalement marquées par la recherche du « percussif ». J’ai pas de super passif de musicien mais j’ai toujours eu une obsession du drum sec.

Ton podcast est un bon gros smoothie de styles, entre voix r’n’b, percus des enfers et synthés qui sonnent comme de l’absinthe. De quel chapeau nous sors-tu tout ça ?

C’est marrant quand tu fais un projet ça te parait super clair mais en effet je comprends la schizophrénie qui en ressort. Du coup c’est un conglomérat de plusieurs influences dans une même direction : l’EBM de toute l’esthétique post punk (qui est aussi très tribale) dont je viens et je traine en autre avec Anywave et les projets amis. Et de l’autre toute l’influence de la scène dan(s)e et particulièrement krump et ballroom (d’ailleurs je rêve de pouvoir raconter des kilomètres sur ces gens qui ont crée une scène incroyable). D’une certaine manière les deux renvoient un truc assez violents, bounce mais anti groove. Cette mixtape Marai Carey reste dans la même idée.

Qu’est ce que vous mijotez dans ce mystérieux collectif-pieuvre Anywave ?

Anywave, c’est avant tout le fait d’un couple de potes assez mystérieux et obsessionnels,  du coup le label est assez fidèle à cela. C’est a la fois une cartographie et une expérimentation complète des genres synthétiques; une démarche artisanale sans désir de  » se mettre en avant » mais je respecte ça. C’est pour ça que je suis rentrée dans le collectif avec la curiosité de défendre un projet insecure mais authentique. Si j’avais du faire mon propre label j’aurais fait un truc punk avec 1000 lives, là tu as un pari sur Heather H Celeste qui vit à L.A, sort d’HP et fait de la bonne techno malade ou des compiles drone indus d’ukrainiens bien planqués. Le tout sur des objets super léchés par Myriam !

Qu’est ce que ça fait d’avoir sa propre émission sur une radio (StationStation) ? Et avec un nom super stylé en plus, « Autoroute des titans ».

Autoroute des Titans – A40, c’est une émission mensuelle que je co-pilote avec Riposte (Demords Enregistrements) un show mix et talk (un mercredi 21h – 23h). Notre but c’est de mettre avant tous les conglomérats de gens qui font la scène musicale hors Paris (d’où l’autoroute, on se balade quoi ). La Station est la salle qui concentre toutes les aspirations importantes (punk, nouvelle scène club, afters d’afters, queer…) alors faire une émission la bas ça a du sens et on continuera à ramener tous les collectifs qui rendent la scène excitante.

Quels sont tes plans pour l’avenir ? Prévois tu de conquérir la scène dancehall française ?

Foutre du Marai partout, mettre un doigt dans la prise.

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