Malcolm passe à la centrifugeuse sons exotiques et rythmes breakés dans un nouveau podcast


Préparation du week-end. On vous épargne le « boum-boum » effréné pour reprendre une vitesse de croisière avec ce podcast downtempo offert par Malcolm, instigateur du label qui brise les frontières des genres électroniques : Global Warming Records. Un voyage onirique aux sonorités tantôt tribales tantôt dance music, faisant voyager l’auditeur d’un club allemand à une cérémonie Zulu en une transition. Du coup, on a eu envie de poser quelques questions au cerveau derrière tout ça.

Quelle est la motivation artistique derrière le projet Global Warming? Autour de quelles personnes s’articule le projet?

Composé de moi et mon graphiste Ben Hubbard, le label à la base est parti d’une envie personnelle de pousser un peu l’exploration de croisements musicaux entre différents genres qui m’ont toujours influencés. J’avais envie à ma petite échelle de rendre plus poreuses les frontières entre downtempo, musiques du monde, IDM, bass music… J’ai rien inventé, des mecs comme Plastikman, Chemical Brothers, Carl Craig et d’autres avaient déjà bien ouvert la porte la dessus y’a bien longtemps, mais il m’a semblé que finalement peu de monde s’y était engouffré et qu’il y avait encore pas mal de choses à raconter là dessus, et aussi que d’amener ce son en club avait du sens.

Le son que tu mets en valeur, un downtempo tribal empruntant autant  aux sonorités afro que trance, fait beaucoup penser a ce qu’on peut écouter a Berlin dans des clubs comme le Rummelsbucht ou sur la « Strand » du Sysiphos. Comment expliqués tu cette similarité ?

Actuellement pas mal de labels ont des valeurs proches et c’est vraiment stimulant, parce que chacun explore son propre background. Parfois plus psychédélique, parfois plus industriel, parfois plus influencé par l’Amérique latine ou par l’Orient… Ça ouvre tout le temps de nouvelles perspectives et génère de nouveaux sous genres, c’est mortel. Personnellement j’ai pas vraiment de limites sur où je veux aller, je bosse d’ailleurs actuellement un projet écossais plus krautrock voir punk psyché qui sortira cet hiver, je trouve ça très cohérent mais ça pourra surprendre.

À l’heure où l’engouement de la scène électronique parisienne se place surtout autour de sonorités plus « easy listening », plus joyeuses et rapides, quand on ne parle pas de la  techno brutale devenue extrêmement commune, n’as tu pas l’impression de jouer a contre courant?

C’est des niches relativement à contre courant des grandes tendances mais finalement on est à une période où les codes musicaux explosent et c’est super excitant. Je me retrouve dans les soirées où la barrière des genres et des tempos a complètement vrillé, les DJs ont plus peur de jouer techno, dancehall et jungle dans un même set si c’est amené intelligemment, et surtout le public a de moins en moins peur de danser sur chacun, à l’anglaise quoi. Je ne suis d’ailleurs jamais resté cantonné à ce que je défends sur mon label en club ou festival, mais part toujours explorer pas mal de genres, parfois plus festifs, parfois plus durs.

Parles moi de ta résidence chez  Rinse. Comment tout ça s’est produit?

J’ai commencé à jouer pour Rinse quand je suis revenu m’installer à Paris il y a un peu plus d’un an, après 7 ans de vie à Nice. C’est une radio sur laquelle je me suis explosé les oreilles pendant longtemps étant un fan historique des shows de Oneman, Kode9, Mumdance et bien d’autres sur la version UK. À Paris l’ouverture d’esprit de sa prog et la qualité de ses autres résidents en font vraiment une radio mortelle à laquelle je suis fier d’appartenir.

Des projets, des dates en prévision sur lesquelles tu aimerais communiquer ?

Une chouette sortie qui arrive en vinyl et digital début octobre, du mystérieux parisien Beige, avec des remixes des copains Acid Arab et Don’t DJ. Plusieurs remixes pour cet hiver, sur lesquels je suis déjà en retard. Et puis je vais me remettre à organiser pas mal de fêtes à Paris et ailleurs à l’automne… Fétards et mélomanes, vous voilà prévenus !

On ne peut que trop vous inciter à suivre Global Warming sur tous les réseaux des internets.

 

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